Véronique Vialis  Décoratrice Peintre Stucatrice.                     Tel : 06 08 24 29 61

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cycle de la chaux
cycle de la chaux
Un peu d'histoire

Tombée quasiment dans l'oubli en France lors de la reconstruction du pays après 1945, la chaux est pourtant l'un des premiers liants utilisés par l'Humain. C'est autour de la Méditerranée (Jordanie, Irak, Turquie) que l'on trouve les premières traces d'utilisation de la chaux. La poudre blanche était alors utilisée en badigeon (peinture au lait de chaux) ou en enduit afin de protéger des intempéries, les constructions faites de terre. Au VI e siècle avant J.-C. toutes les civilisations connaissent la chaux. Mais ce sont apparemment les Romains qui inventent l'architecture « moderne » grâce à leur mortier de chaux additionné de pouzzolane (roche volca­nique) ou de briques pilées, aujourd'hui appelé ciment romain. De leur côté, les Mayas confectionnent des mortiers d'une grande solidité avec une chaux provenant de la cuisson de coquillages. Ce n'est que bien plus tard, au XVII e siècle, que des tra­vaux de recherche permirent d'établir des règles de cuisson et d'extinction de la chaux.
Les différentes chaux à employer
C'est la composition de la roche calcaire d'origine qui détermine le type de chaux, hydraulique ou aérienne. La chaux hydraulique provient de la cuisson d'une roche calcaire composée de 5 à 30 % d'ar­gile. Elle fait sa prise au contact de l'air mais également, grâce aux silicates et alu­minates de calcium qu'elle contient, au contact de l'eau. Ses bonnes propriétés de résistance mécanique la prédestinent à une utilisation eno gros oeuvre (dalles, enduits extérieurs). Les différentes chaux hydrauliques s'identifient grâce au sigle N H L (natural hydraulic lime) 2, 3,5 ou 5, la dernière étant la plus résistante à la com­pression. Le prix d'un sac de 35 kg de chaux hydraulique NHL  3,5 est de l'ordre de 11 à 12 euros, tout comme celui d'une NHL  5. La chaux aérienne, qui fait sa prise au contact de l'air, est obtenue à partir d'un calcaire très pur, ne contenant que très peu d'argile. Elle donne alors un mortier onctueux approprié aux enduits et à la décoration. Le sigle CL (calcic lime) 70, 80 ou 90 permet de distinguer les différentes chaux aériennes calciques en sachant que plus le chiffre est grand, plus la chaux est pure. Plus rarement, on trouve de la chaux magnésienne ou dolomitique. Obtenue à partir d'un calcaire contenant du magnésium, elle possède une légère hydraulicité naturelle et une élasticité intéressantes.
Selon la quantité d'eau utilisée pour éteindre la chaux vive, la chaux aérienne se présentera sous forme de poudre ou de pâte. C'est l'immersion de la chaux vive qui permet d'obtenir la chaux en pâte, alors qu'un « simple » arrosage régulier donnera de la chaux en poudre. Les adeptes de la chaux en pâte arguent de sa facilité de mise en œuvre liée à son onctuosité, mais aussi de sa meilleure qualité. Alors que la chaux en pâte est conditionnée dans l'eau dès sa fabrication, la chaux en poudre, elle, entre à un moment donné au contact de l'air. Contact qui pourrait faire qu'une partie serait déjà carbonatée lors de son emploi, d'où de moins bonnes conditions d'utilisation. On peut toutefois nuancer ce constat au vu des belles réalisations faites avec de la chaux en poudre. En outre, la chaux en poudre a l'inconvénient de se disperser facilement en poussière, irritant les voies respiratoires des utilisateurs réguliers. Le prix d'un sac de 20 kg de chaux aérienne en poudre commence à 11 euros et celui d'un sac de 20 kg d'une chaux aérienne en pâte commence à 24 euros.
Les chaux N HL Z 3,5 ou 5 sont des chaux « bâtardes » dans lesquelles on trouve une petite proportion de ciment. Elles sont généralement utilisées dans le gros œuvre pour leur résistance et la rapidité de leur prise.
Les malfaçons des enduits chaux :
- Décollement : support trop lisse, trop humide, ou mal nettoyé.
- Effritement : température trop élevée lors de la pose, dosage en liant trop faible.
- Faïençage ou microfissure : couche trop épaisse, trop riche en liant, température trop élevée lors
de la pose, support pas assez humidifié.
- Pas de prise de la chaux :
Couche trop épaisse, temps de séchage entre deux couches non respecté.
- Efflorescence : support mal nettoyé ou malsain, sable sale ou eau de gâchage impure.                                                      
LA CHAUX
Choix de chaux.

Véronique Vialis,  Décoratrice Peintre Stucatrice  1 chemin Saint Barthélemy  04210 VALENSOLE                               Siret 444 689 830 000 16

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