Véronique Vialis  Décoratrice Peintre Stucatrice.                     Tel : 06 08 24 29 61

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Le stuc marbre
C'est l'imitation parfaite du marbre. Le secret de cette recette, bien gardé par les stucateurs, contribue  malheureusement à l'extinction pure et simple de cette superbe finition. Les peintres décorateurs imitent  bien le marbre en peinture, mais ils ne peuvent rivaliser avec ce stuc massif, aussi riche que le vrai marbre.
Développé par les Italiens au XVI e siècle, le stuc marbre se développa rapidement au XVII e siècle, principalement en Italie, Allemagne, Autriche. Son coût était inférieur à celui du véritable marbre et remplaçait certaines pièces impossibles à réaliser dans ce matériau. Avec cette technique, les stucateurs italiens imitèrent parfaitement les véritables marqueteries de pierre dure et de marbre. Ces marqueteries complexes (spagliola) sont, même pour un œil averti, difficiles à distinguer d'un véritable travail de marbrier. Au début du XVIII e siècle, les stucateurs réalisèrent de très grandes surfaces murales en stuc marbre ainsi que des éléments architecturaux complexes (colonnes, chapiteaux). Cette technique, en plein essor à l'époque baroque, s'éteignit doucement au début du siècle. L'industrialisation de l'exploitation du marbre fit chuter les prix et porta un coup fatal aux techniques de stucage, trop longues et trop coûteuses.
Les techniques des anciens
Rares sont les documents qui traitent des techniques anciennes des stucateurs. Le liant de base était le plâtre, mais les autres ingrédients variaient. Tout d'abord le plâtre utilisé était un plâtre d'albâtre très fin et très dur. Celui-ci était, la pllupart du temps, gâché à l'eau chaude, ce qui avait pour but de retarder la prise. On y ajoutait souvent de la chaux pour sa finesse et son temps de prise long. Certains stucateurs mettaient également de la chaux dans la colle pour améliorer sa conservation. La colle joue un rôle important. C'est un retardateur qui empêche le plâtre de «tirer » trop vite et donne un côté élastique à la pâte. Différentes colles ont été utilisées par les stucateurs. On retrouve, suivant les périodes, de la gomme arabique, de la colle d'os, de la colle de peau.
Le sel d'alun était aussi très utilisé (plâtre aluné) ainsi que le borax qui, en badigeon, améliorait la dureté finale. L'ajout de poudre de marbre fine (impalpable) à la pâte à stuquer date des Romains et son utilisation n'a pas toujours été suivie au cours des différentes époques. La recoupe et le ponçage à la pierre ponce à l'eau sont obligatoires pour une belle finition (sept à huit ponçages successifs sont souvent nécessaires!). Toutes sortes de marbres étaient assez précisément imités. Les brèches et les cailloux du marbre étaient obtenus soit par l'introduction dans la pâte de morceaux de stuc colorés, soit par découpe dans le stuc et remplissage d'une nouvelle pâte colorée. Le polissage se faisait avec du grès pilé et une molette de pierre. Entre chaque polissage, un plâtre très liquide était appliqué comme bouche-pores. Le dernier poli était donné avec la pierre de touche, et le tout était ciré soit avec une cire d'abeille, soit avec une cire saponifiée.
Les anciens développaient également un stuc à la brosse. Cette technique consistait à appliquer de l'eau et des pig-ments avec une brosse sur un plâtre encore frais et à écraser le tout pour que le pigment pénètre l'enduit. Des veines de marbre apparaissaient, créant le trompe-l'œil.
Outillage et matériaux
L'outillage est très spécifique. Il vous faut une truelle de stucateur à bout carré, des bistouris de sculpteur et des ciseaux à bois pour la marqueterie, une berthelet, un surform ou un chemin de fer pour la recoupe. Traditionnellement, les stucateurs utilisent des pierres à poncer de différents grains et des pierres dures pour polir le mortier (pierre de touche, pierre noire, serpentine). La cale à poncer munie de papier de verre très fin (400, 600,  1000) est utilisée uniquement avec de l'eau. Pour obtenir un poli encore plus parfait, il faut se procurer en Italie  car malheureusement elle est introuvable en France une truelle triangulaire à semelle très lourde en laiton ou en inox. Pour faire tous les mélanges de couleurs, installez une table devant la surface à stuquer. Tous les pigments peuvent être utilisés en fortes proportions. Il est possible de travailler jusqu'à dix couleurs différentes. L'épaisseur de ce stuc est d'au moins 1 cm, ce qui nécessite une grande quantité de plâtre (compter environ 40 kg pour 3 m²). Utilisez un plâtre de moulage ou un plâtre très fin de staffeur. Un peu de chaux aérienne est utile ainsi que de la colle d'os.  
Mise en oeuvre.
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